Mercedes-Benz L 319 : le grand-père du Sprinter
Imaginez l'Allemagne de 1955. Les villes se reconstruisent, les entreprises redémarrent et les artisans ont besoin d'un véhicule capable de transporter leur matériel sans avoir recours à un gros camion.
Mercedes-Benz a la réponse : le L 319.
Présenté en 1955, ce petit utilitaire va devenir un modèle majeur dans l'histoire de la marque à l'étoile. Avec ses formes arrondies, sa cabine avancée et son étonnante face avant, il possède même un petit air de famille avec la mythique 300 SL.

43 chevaux… et beaucoup de courage
Sous son capot prend place notamment le quatre-cylindres diesel OM 636 de 1,8 litre, développant environ 43 chevaux. Une puissance qui paraît dérisoire aujourd'hui, mais qui suffit à accomplir sa véritable mission : travailler, transporter et surtout durer.
Au fil des années, le L 319 est proposé dans de nombreuses configurations : fourgon, plateau, benne, véhicule spécial et même minibus avec le O 319.
Il devient rapidement le compagnon des artisans, commerçants et entreprises de l'Allemagne du « miracle économique ».
Son avant est travaillé avec un esprit 300 SL avec une calandre et des feux ronds qui rappellent immanquablement le prestigieux coupé de la marque !


Le saviez-vous ?
Le L 319 est aussi l'un des ancêtres directs de la longue lignée des utilitaires Mercedes-Benz qui mènera, des décennies plus tard, au Sprinter.
Et l'histoire est encore plus étonnante : une partie de sa production est liée à Düsseldorf, une usine qui deviendra ensuite l'un des hauts lieux de fabrication des utilitaires Mercedes.
Une petite légende
Le L 319 disparaît de la production en 1968, mais son héritage reste bien vivant.
Aujourd'hui, croiser un exemplaire restauré est un véritable voyage dans le temps. Avec son petit moteur diesel, son immense étoile et sa bouille sympathique, il rappelle une époque où un véhicule utilitaire était avant tout un compagnon de travail.


43 chevaux, quatre roues et une étoile sur le capot : le L 319 n'avait peut-être rien d'une sportive… mais il avait déjà tout d'une Mercedes.
